Dans la théorie de l’agence, le principal détient soit le capital de production ou la possibilité de déléguer une décision précise. L’agent est celui qui va utiliser ou exploiter les moyens de production ou de prendre la décision pour le principal. L’agent doit se mettre à la place du principal, mais il existe généralement des problèmes inhérents à la gestion de ce type de marché et des limites de marché doivent être fixé pour régler les problèmes, ces problèmes ce situe habituellement au niveau des incitations économiques qui doivent être ajusté et bien évaluées dans le but d’arriver à l’équilibre de marché.
Par exemple, le patient, le principal, doit déléguer la décision de son traitement aux médecins, l’agent, car il y a présence d’asymétrie d’information. Le patient doit déléguer la décision, car il ne possède pas toute l’information pour traiter sa condition et c’est le médecin qui fait ce choix. D’un autre côté, l’assureur public est également le principal du médecin, car il délègue le choix du médicament au médecin. Le médecin est donc dans un certain conflit d’intérêts, car il a deux agents qui ont des buts différents.
Dans le cas de l’assureur public, ce dernier peut instaurer des réglementations qui limitent le médecin. En ce sens, l’assureur public n’a pas à mettre de la pression outre mesure sur le médecin et l’équilibre artificiel se fait par la réglementation. L’assureur public se limitera à tenter d’influencer les médecins avec de la publicité et de l’information, sans plus. Dans le cas des assureurs privés, il y a une grande différence. Les assureurs privés ne peuvent pas imposer des lois et en plus ils font face à une lourde concurrence d’offre de médicament. Ces derniers, s’ils veulent imposer une liste de médicaments, doivent s’entendre entre eux pour avoir une liste pratiquement identique, ou d’avoir des primes à un niveau de prix différents. Les pressions sur les médecins peuvent donc être beaucoup plus sauvages. Au canada, seulement les médicaments sont couverts et la pression des assureurs est donc pratiquement inexistante, mais aux États-Unis ce type de pression pour les assurances de soins de santé est connu et bien présent.
Les problèmes de principal-agent sont donc bien présents au Canada, même s’ils sont moins importants que dans d’autres systèmes. Notre système évite la pression sur les agents, augmenter légèrement cette pression pourrait contribuer à limiter la hausse des coûts en santé ou à soigner plus de gens pour le même niveau de dépense. L’économie de la santé et la théorie de l’agence permettent de déterminer quelles sont les incitations économiques à corriger et de quelle manière il faut les traiter. Il ne faut pas oublier non plus que l’économiste va utiliser des techniques quantitatives pour arriver à ces fins ce qui aide la compréhension des phénomènes et permet la comparaison.
Gabriel Tremblay, économiste de la santé


[...] économique. Premièrement, le médecin n’est plus l’agent de deux principaux dans sa relation principal-agent. Il n’a plus à satisfaire les besoins ou respecter les contraintes imposées par le régime [...]
Par Les cliniques privés au Québec, un avenir plus que radieux « Économie de la santé au Québec le 13 mars 2010
à 12 h 36 min
Bonjour, je viens de poster un cours à ce sujet (certainement pas aussi avancé que celui-ci ^^)
si il y en a que ça interesse: http://www.finance-etudiant.fr/exposes/La-Theorie-de-lAgence-113.html
Dites moi ce que vous en pensez si vous voulez
Par Julien le 26 mars 2010
à 7 h 32 min
Bonjour, je trouve votre cours très complet par rapport à la théorie de l’agence. Par contre, j’aurais tendance à ajouter les commentaires habituels des économistes.
Pour vous donner un exemple, le problème de la théorie de l’agence pour un économiste qui se spécialise en organisation industrielle est que la théorie des contrat ne simule pas un marché, mais plutôt un agent et un principal. C’est-à-dire qu’il n’y a pas d’équilibre de marché, mais plutôt un équilibre entre les agents et principaux. Ainsi, la théorie des contrat en dit très peut sur le comportement du marché, mais beaucoup sur le comportement des individus. Ma crainte est toujours que l’équilibre entre le principal et l’agent ne sera pas respecté par le marché libre (ou non libre) et viendra modifier les comportements des agents. Il manque donc un aspect.
La microéconomie, c’est l’interaction entre les agents, dans un marché…
Sinon, je trouve votre présentation très complête et j’aimerai même m’en inspirer pour le cours que je suis en train de construire.
G.T.
Par tremblag le 26 mars 2010
à 9 h 11 min
[...] Relation Principal-Agent [...]
Par La demande pour les médicaments « Économie de la santé au Québec le 14 avril 2011
à 20 h 44 min