Qu’est-ce que l’effet d’assurance? Lorsqu’un patient est assuré par une assurance privée, il paie tout les mois pour être couvert. Lorsque ce patient est malade ou qu’il désire obtenir des médicaments, il ne se privera d’aucune manière, car son coût le plus important a déjà été payé soit le prix de la prime d’assurance. Il ne reste que le copaiement. Ce consommateur va donc exiger des médicaments d’une très bonne qualité et demandera ce qu’il se fait de mieux, car il a payé pour cela. Les listes de médicaments ou les restrictions d’utilisation sont également très mal vues par les consommateurs d’assurance privée du fait qu’ils paient un prix assez dispendieux pour ce service.
D’un autre côté, le patient qui est couvert par une assurance publique veut également le meilleur traitement possible pour sa maladie. Par contre, ce dernier n’a pas encore subi la plus grosse partie des coûts, car les régimes publics fonctionnent avec une faible prime d’assurance annuelle et un copaiement lorsque le bien est consommé. De plus, les politiques publiques pour limiter l’aléa moral ajoutent des coûts aux patients couverts par le régime public. Ici, je ne parle pas nécessairement de coûts financiers, mais ces coûts peuvent prendre la forme de contraintes, de délais ou de files d’attente. L’effet d’assurance vient donc de l’interprétation des consommateurs par rapport au fait de payer pour leur assurance. Le fait de payer pour son assurance va-t-il influencer sa consommation? La question est bonne à poser. Au Québec et au Canada, l’effet d’assurance s’applique pour le marché pharmaceutique, mais pas pour le système de santé publique où les assurances privées ne sont pas encore permises officiellement. Ainsi, cette question est beaucoup plus importante pour les économistes américains où l’effet d’assurance est considéré comme un facteur important de la surconsommation.
L’effet d’assurance peut également se présenter lorsque les primes d’assurances augmentent. Si les primes d’assurances augmentent, alors les gens en voudront plus pour leur argent et demanderont encore plus de soins de santé. Ainsi, augmenter les primes peut nous faire tomber dans un cercle vicieux d’augmentation des prime. C’est pourquoi les assurances tant publiques que privées doivent être gérées d’une manière économiques et les incitations des agents économiques doivent non seulement être analysés, mais également suivis avec rigeur.


[...] personnes voudraient récupérer une partie de leurs dépenses. Ce résultat est appelé l’effet d’assurance. Ainsi, le seul but de cette taxe est de récolter de l’agent en faisant contribuer presque tout [...]
Par La « Contribution générale pour la santé » : Une prime d’assurance pour la santé dans le budget du Québec « Économie de la santé au Québec le 5 avril 2010
à 22 h 17 min